Chirurgie Palpébrale

Les paupières ont un rôle sensoriel en participant à la protection de l’organe de la vision. La protection mécanique des yeux (globes oculaires) est le garant d’une bonne vision. Les paupières ont aussi un rôle dans le confort visuel grâce à la bonne répartition de la sécrétion des larmes.

La chirurgie palpébrale réparatrice et fonctionnelle a pour objectif de corriger les malpositions palpébrales, qu’elles soient présentent depuis la naissance, comme le ptosis congénital de l’enfant, les malpositions congénitales de l’enfant et le larmoiement de l’enfant, ou d’origine acquise durant la vie comme le ptosis de l’adulte, l’ectropion, l’entropion, le trichiasis, le larmoiement de l’adulte, les séquelles de paralysie faciale, les altérations du regard liées à la thyroïde et la reconstruction cosmétique après chirurgie mutilante.

Le traitement du blépharospasme (anomalie de la contraction des muscles des paupières) répond aux injections de toxine botulique et à la chirurgie.

Le ptôsis

Qu’est ce qu’un ptôsis ? 

Il s’agit d’une chute de la paupière supérieure qui est habituellement lié à la désinsertion du muscle releveur de la paupière supérieure, souvent lié à l’âge. Il peut être inesthétique et à un stade plus prononcé, gêner la vision en amputant le champ visuel supérieur.

Quel est le traitement ? 

Le traitement est chirurgical, il existe plusieurs techniques, on peut passer par le pli palpébral supérieur, ou par l’intérieur de la paupière, en fonction du degré du ptôsis, pour raccourcir ou réinsérer le muscle responsable de l’ouverture de la paupière.

Fiche SFO explicative

L'entropion et l'ectropion

Qu’est ce qu’un entropion ou un ectropion ? 

Il s’agit d’une malposition de la paupière (inférieure en générale), liée habituellement au relâchement des tissus avec l’âge, ils peuvent être liés aussi à d’autres causes : cicatrice, paralysie, etc.

L’ectropion entraine une éversion de la paupière, la face interne de la paupière inférieure est visible, ce qui entraine en général une irritation, des infections ou des conjonctivites à répétition, un larmoiement et augmente le risque d’infection après une autre chirurgie oculaire, il est donc préférable de le traiter avant une éventuelle chirurgie de cataracte par exemple.

Dans l’entropion à l’inverse, il y a un enroulement de la paupière sur elle-même. Les cils frottent sur l’œil et entrainent une irritation, un larmoiement et parfois même une kératite ou un ulcère de la cornée.

Quel est le traitement ? 

En cas d’infection, un antibiotique peut être prescrit, ainsi qu’un lubrifiant cornéen pour traiter l’irritation, mais le traitement de la malposition palpébrale en elle-même est la chirurgie.

Il existe plusieurs techniques chirurgicales, le principe est de remettre la paupière en tension, en la raccourcissant ou la fixant au rebord de l’orbite par exemple.

La dermatochalasis

Qu’est ce qu’un dermatochalasis ? 

C’est un excès cutané au-dessus des paupières supérieures, apparaissant avec l’âge habituellement, qui peut être inesthétique et parfois même responsable d’une gêne visuelle, en limitant le champ visuel supérieur. Pour mettre en évidence la gêne fonctionnelle, on réalise habituellement un examen du champ visuel.

Quel est le traitement ? 

Le traitement est chirurgical et consiste à réséquer l’excès cutané, en passant par le pli palpébral supérieur.

Il est réalisé habituellement sous anesthésie locale potentialisée en ambulatoire.

Des fils sont laissés en place pendant une semaine et peuvent être retirés par une infirmière ou par le chirurgien.

Le but est d’améliorer le résultat esthétique et d’augmenter le champ visuel supérieur. Des photos sont habituellement réalisées avant et après l’intervention pour pouvoir évaluer le résultat.

Les tumeurs palpébrales

Quand faut-il s’inquiéter en cas d’apparition d’une lésion palpébrale ? 

Les paupières sont un siège fréquent de tumeurs. Elles peuvent être bénigne ou maligne. En cas d’apparition ou de modification d’une lésion palpébrale, il est préférable de demander l’avis de votre ophtalmologiste.

D’une façon générale, une lésion est suspecte en cas d’évolution rapide, d’apparition récente ou de modification. Un aspect inhomogène, irrégulier, asymétrique, une augmentation de taille, une taille importante, un changement de couleur, une modification du bord de la paupière avec une perte des cils ou un saignement de la lésion sont suspects. Il faut alors prévoir une consultation et envisager l’exérèse de la lésion.

Quel est le traitement ? 

Il est habituellement chirurgical. En cas de tumeur de petite taille, on réalise une biopsie exérèse. La pièce est envoyée en analyse. Si le caractère malin est confirmé et que l’exérèse n’est pas assez large, il peut être nécessaire de réaliser une reprise de la cicatrice plus large. Certaines lésions de petite taille dont l’aspect bénin est certain peuvent être traitées également au laser en consultation.

Les occlusions du canal lacrymo-nasal

Qu’est ce que c’est ? 

Le canal lacrymonasal relie la paupière à l’intérieur des cavités nasales pour que les larmes puissent s’écouler sans stagner au niveau de l’œil. Il peut parfois être rétréci ou obstrué. Cela est habituellement lié à l’âge, mais peut être également secondaire à une infection, un traumatisme voire une tumeur.

Cela entraine en général un larmoiement plus ou moins permanent, qui s’accentue en particulier en cas d’agression : froid, vent, climatisation, etc. Cela peut se compliquer de conjonctivite voire de dacryocystite qui est une infection du sac lacrymal.

Quel est le traitement ? 

On réalise souvent une imagerie de la voie lacrymale (dacryoscanner) pour identifier la sténose et étudier les rapports anatomiques du canal lacrymonasal.

Les chalazions

Qu’est ce que c’est ? 

Il s’agit d’une inflammation d’une glande de la paupière, la glande de Meibomius, qui sécrète la partie lipidique des larmes. C’est une lésion fréquente, bénigne, qui peut apparaitre spontanément ou dans le cadre d’une pathologie des paupières (inflammation, rosacée) ou dans le cadre d’un trouble réfractif ou d’une fatigue visuelle.

Il s’agit d’une inflammation d’une glande de la paupière, la glande de Meibomius, qui sécrète la partie lipidique des larmes. C’est une lésion fréquente, bénigne, qui peut apparaitre spontanément ou dans le cadre d’une pathologie des paupières (inflammation, rosacée) ou dans le cadre d’un trouble réfractif ou d’une fatigue visuelle.

Quel est le traitement ? 

Habituellement, des soins oculaires avec des massages à l’aide de compresses chaudes, associés à une pommade anti-inflammatoire suffisent. Parfois, il est nécessaire d’inciser la glande au bloc opératoire sous anesthésie locale pour traiter le kyste inflammatoire. Cependant, les chalazions peuvent parfois récidiver.