BIENVENUE SUR LE SITE DU

POLE
OPHTALMOLOGIQUE
DE CHAMPAGNE

Cabinet d'Ophtalmologie - Reims - Bezanne

Le cabinet

Né de l’association des Dr VIDAL, FAVRE, BORDET, CORDELETTE et GRUCHOCIAK, le Pôle Ophtalmologique de Champagne (POC) a ouvert le 4 février 2020 sur le site de la clinique de Bezannes (Bâtiment C).

L’accès au Bâtiment C et à son parking se trouve au 59, avenue François Jacob, 51430 Bezannes.

Répartis sur 2 niveaux (1er et 2ème étages), 720m2 y sont dédiés à l’ophtalmologie.

Le cabinet est ouvert
du lundi au vendredi
de 8h30 à 18h30
et le samedi
de 8h30 à 13h

Cabinet ophtalmologie

Le POC renouvelle votre correction optique (lunettes, lentilles), prend en charge toutes vos pathologies médicales (DMLA, glaucome, diabète…) et chirurgicales (cataracte, rétine, chirurgie des paupières et des voies lacrymales, greffes, chirurgie réfractive, laser…).

Venez nous rencontrer !

Les médecins

Dr Julien VIDAL

Dr Julien
VIDAL

Ancien praticien hospitalier au CHU de Lille

Cataracte • Glaucome • Rétine médicale et chirurgicale

Dr François FAVRE

Dr François
FAVRE

Ancien chef de clinique au CHU de Reims

Cataracte • Strabisme • Glaucome • Paupières

Dr Julien BORDET

Dr Julien
BORDET

Ancien chef de clinique au CHU de Reims

Cataracte • Chirurgie réfractive au laser • Paupières • Contactologie

www.operation-myopie-reims.com

Dr Charles
CORDELETTE

Ancien chef de clinique au CHU de Reims

Cataracte • Chirurgie réfractive au laser • Paupières • Contactologie

Dr Sophie
GRUCHOCIAK

Ancien chef de clinique au CHU de Reims

Cataracte • Glaucome • Paupières • Contactologie

Les missions du personnel
La directrice du centre
Laurence CADEL

Définir les méthodes de travail et assurer la gestion administrative du personnel.
S’assurer de la performance et de la représentation du centre.

La responsable du personnel soignant
Carole CARON

Mettre en place et suivre le travail du personnel soignant.
Effectuer les examens préalables à la consultation avec l’ophtalmologiste, préparer le patient à cette consultation.

Les secrétaires médicales
Aurélie, Alexandra, Nathalie, Alexandra, Leslie, Bettina, Julie et Stacy

Premier interlocuteur du patient, au téléphone lorsqu’il souhaite prendre rendez-vous ou physiquement pour l’accueillir.
Instaurer la confiance et répondre à toutes vos questions.

Les aides à la consultation
Clémentine, Margaux, Perrine, Marion, Estelle, Camille et Fanny

Effectuer les premières mesures.
Procéder à l’instillation de gouttes en cas de fond d’œil et réaliser à la demande du médecin certains examens complémentaires.

Les activités du POC

Les lentilles de contact incurvent la lumière et la redirigent vers votre rétine afin de corriger votre vue.
Les lentilles de contact sont placées directement sur la surface de l’œil pour corriger la myopie, l’hypermétropie, l’astigmatisme et la presbytie.
Type de lentilles :
  • Lentilles souples
  • Lentilles rigides (KERATOCONE)
Lorsque la cornée se déforme on va mettre des lentilles rigides perméables à l’oxygène pour compenser et donc améliorer la vision.
  • Orthokératologie (ORTHO-K)
Technique réversible et non invasive où le port nocturne de lentilles rigides est utilisé pour compenser un défaut optique et obtenir une vision nette et sans correction la journée. Cette méthode permet d’induire une correction temporaire de la myopie, dont la durée couvre la journée suivante.
La lentille possède un rayon de courbure calculé pour écraser le centre la cornée, afin de provoquer un remaniement de l’épithélium cornéen.
L’orthokératologie est une véritable alternative à la chirurgie réfractive pour toutes les personnes qui souhaitent ne plus avoir à porter leurs lunettes ou lentilles la journée
La sécheresse oculaire est une maladie multifactorielle, souvent chronique, des larmes et de la surface oculaire.
Elle engendre des symptômes d’inconfort, de flou visuel avec d’éventuelles complications cornéennes dans les formes sévères.
La sécheresse oculaire peut-être une sécheresse aqueuse liée à une insuffisance de production lacrymale ou une sécheresse lipidique liée à un excès d’évaporation de lacrymale
La sécheresse secondaire à un excès d’évaporation est causée par un blocage des glandes de Meibomius.
Dysfonctionnement des glandes de Meibomius
Les causes et les facteurs aggravants de la sécheresse oculaire sont multiples :
  • la production de larmes diminue normalement avec l’âge
  • le port de lentilles de contact
  • le chauffage et la climatisation
  • le vent le froid
  • Certains médicaments (antidépresseurs hormonothérapie)
  • des pathologies dermatologiques (rosacée)
  • les maladies systémiques (diabète, troubles thyroïdiens)
  • Les patients rapportent une sensation de grains de sable, de brûlures oculaires, une impression de flou visuel, une photophobie.
La sécheresse oculaire provient d’une mauvaise qualité ou d’une diminution de la production de larmes.
Les symptômes sont multiples : picotements, sensation de sable dans les yeux, de paupières collées… Le plus souvent, ce phénomène d’yeux secs est lié au vieillissement.
Traitement à la lumière pulsée :
l’Eye Light, qui effectue différents flashs sur vos yeux, pour reformer la sécrétion de larmes.
C’est complètement indolore, et aucun gel n’est appliqué sur vos yeux. La séance dure une vingtaine de minutes et les premiers effets peuvent se faire ressentir dès la première séance
Chirurgie au laser
La chirurgie réfractive soigne les défauts visuels tels que la myopie, l’hypermétropie, l’astigmatisme ou encore la presbytie.
  • PKR : Laser de Surface ; technique laser pour corriger les troubles visuels
  • LASIK : laser en profondeur intra-cornéen (intra-stromal). Cette technique se décompose en Trois étapes :
    • Découpe d’un volet cornéen superficiel au laser femto-seconde.
    • Traitement photo-ablatif du défaut de la vision par le laser Excimer (myopie, hypermétropie, astigmatisme, presbytie).
    • Repositionnement du volet cornéen.

 

Les greffes de la cornée permettent de traiter chirurgicalement toutes les pathologies cornéennes qui retentissent de manière importante sur sa transparence et la fonction visuelle.

Une cornée humaine normale est constituée de plusieurs couches successives ayant chacune un rôle précis dans la transparence cornéenne et la qualité de la vision

Une greffe de cornée (la kératoplastie) est une opération visant à substituer une section de votre cornée par du tissu cornéen provenant d’un donneur.

La correction de la vue, la réduction de la douleur, l’amélioration de l’apparence de la cornée malade ou endommagée sont les principaux objectifs de la greffe de cornée.

 

Un certain nombre d’affections peuvent être traitées avec une greffe de cornée, notamment :

  • Une dystrophie de Fuchs.
  • Un amincissement de la cornée.
  • Une cicatrice de la cornée, causée par une infection ou une blessure.
  • Une opacification de la cornée.
  • Un gonflement de la cornée.
  • Des ulcères de la cornée, y compris ceux causés par une infection.
  • Des complications causées par une chirurgie oculaire antérieure.
Le champ visuel correspond à la portion de l’espace visible par un œil autour du point qu’il fixe.
Le champ visuel comprend tout ce que les yeux sont capables de percevoir autour d’eux.
L’examen du champ visuel permettra de cartographier cette zone et de déceler d’éventuelles pathologies.
 
L’exploration du champ visuel est l’un des principaux examens d’un bilan ophtalmologique complet.
Cet examen est indispensable pour diagnostiquer les dysfonctionnements ou les pathologies de la voie visuelle.
Cet examen est notamment le plus important pour diagnostiquer et suivre l’évolution d’un glaucome. En effet, le champ visuel peut être altéré en cas de pathologies de la rétine, du nerf optique et des aires visuelles de la partie occipitale du cerveau.
  • Réalisation d’un bilan visuel selon le protocole de Renouvellement OptiqueConsultation effectuée par une orthoptiste, professionnelle de santé visuelle, diplômée et compétente pour réaliser le bilan de la vision.Cette consultation, même si elle apporte un réel service, ne remplace pas la consultation de votre ophtalmologiste qui s’imposera parfois dans un second temps si l’orthoptiste détecte une anomalie.
    • Ce protocole autorise les orthoptistes à réaliser un bilan visuel au sein du cabinet dans le cadre du renouvellement ou de l’adaptation des corrections optiques et qui comprend :
    • La détermination de l’acuité visuelle et de la réfraction,
    • La recherche du déséquilibre oculomoteur,
    • La mesure du tonus oculaire avec un tonomètre à air au-delà de 16 ans,
    • La photo du fond d’oeil (rétinographie)
    L’ophtalmologiste n’examine pas le patient mais supervise et valide l’examen à distance (dans le temps et l’espace)

Les maladies oculaires

L’œil est constitué comme un appareil photo.
Il comporte un ensemble d’optiques transparentes, la cornée et le cristallin. La quantité de lumière qui entre dans l’œil est contrôlée par l’iris, véritable diaphragme à ouverture variable automatique.
Le vitré, gel qui occupe tout le volume interne du globe oculaire est parfaitement transparent, laissant passer sans obstacle la lumière. Les images sont focalisées sur un capteur à très haute définition, la rétine neurosensorielle avec ses cellules réceptrices (les cônes et les bâtonnets).
L’information visuelle est ensuite conduite au cerveau par un câble qui part de l’œil : le nerf optique.
Trois éléments particuliers à l’œil sont à retenir :
  • la rétine comporte deux feuillets accolés l’un à l’autre : la rétine neurosensorielle et l’épithélium pigmentaire.
  • la rétine repose sur une couche richement vascularisée qui la nourrit et l’oxygène : la choroïde.
  • la rétine, pour ses couches les plus internes est aussi vascularisée donc nourrie et oxygénée par les vaisseaux rétiniens qui arrivent dans l’œil en émergeant par la tête du nerf optique.

Les anomalies de la vision

  1. la myopie
    La longueur axiale du globe oculaire est trop grande. Les images se forment devant la rétine. La myopie peut être corrigée pour exemple par un verre de lunette ou une lentille de contact divergents. La valeur de la correction s’exprime en dioptries, ici négatives.
  2. l’hypermétropie
    La longueur axiale du globe oculaire est trop courte. Les images se forment en arrière de la rétine. La correction est faite avec un verre de lunette ou une lentille de contact convergents. La valeur de la correction s’exprime en dioptries, ici positives.
  3. l’astigmatisme
    La courbure de la cornée, donc sa puissance en dioptries, varie selon l’axe. Il peut y avoir, par exemple, plusieurs dioptries d’écart entre l’axe horizontal et l’axe vertical. Des verres ou des lentilles dits toriques peuvent corriger l’astigmatisme.
    L’astigmatisme peut être combiné à la myopie ou à l’hypermétropie.
  4. la presbytie
    Il s’agit cette fois d’une baisse progressive de la capacité de l’œil à régler la puissance de son objectif.
    Ce réglage se fait par modification de la puissance de convergence du cristallin qui permet de voir net. A partir de 40 à 45 ans environ, la souplesse du cristallin va en diminuant. Le défaut progressif d’accommodation pourra être compensé par des verres correcteurs adaptés à la vision rapprochée (verres double foyers ou verres progressifs).
  • baisse progressive de la vue, sensation de brouillard devant les yeux, éblouissement à la lumière vive, trouble de la vision des couleurs…Les signes de la cataracte apparaissent dans la grande majorité des cas avec l’âge, le plus souvent à partir de 60 ans. Mais elle n’est pas rare à partir de 50 ans et peut même survenir dès l’âge de 40 ans.
  • la cataracte se définit par une opacification progressive du cristallin. Cette opacification est le plus souvent liée à l’âge mais peut-être aussi secondaire à des prises médicamenteuses (dont les corticoïdes à long terme) ou à certaines affections (dont le diabète) ou à des causes traumatiques…
  • seul le recours à la chirurgie permet de retrouver une vision correcte. L’intervention de la cataracte est la chirurgie la plus fréquemment pratiquée en France. Elle consiste à évacuer le contenu opacifié du cristallin et à remplacer celui-ci par un cristallin artificiel ou implant intraoculaire placé dans l’enveloppe du cristallin qui a été conservée durant l’opération.

LA CHIRURGIE DE LA CATARACTE

  • l’intervention dure environ 10 minutes. L’anesthésie est généralement locale, le plus souvent par simple instillation de collyres, souvent associée à une sédation. Dans certains cas, l’intervention peut être réalisée sous anesthésie générale. La majorité des patients opérés sont hospitalisés le matin et sortent le jour même (chirurgie ambulatoire). Si nécessaire, le patient peut passer une nuit à la clinique.
  • la technique opératoire : par une incision de la cornée de 2 mm, le chirurgien retire la partie antérieure de l’enveloppe du cristallin également appelée sac capsulaire. Il introduit ensuite dans l’œil une petite sonde qui, vibrant sous l’effet des ultrasons, désagrège et aspire le contenu du cristallin. On parle de phako-émulsification. Il fait ensuite passer par la même petite incision le cristallin artificiel. Celui-ci est souple et se plie dans un injecteur. Le chirurgien pousse l’implant dans l’oeil à l’aide de cet injecteur. Celui-ci est alors glissé, une fois déployé, dans l’enveloppe du cristallin qui lui sert de support. Dans la majorité des cas, aucun point de suture n’est nécessaire pour fermer l’incision qui reste très petite.
  • les suites opératoires sont très souvent indolores. Bien sûr, quelques précautions s’imposent : mieux vaut éviter les chocs sur l’œil opéré, les efforts violents et la piscine pendant plusieurs semaines. La récupération de la vision est le plus souvent rapide. Il est ainsi possible de reprendre une activité quasi normale dès le lendemain de l’intervention.  Un traitement post-opératoire par collyres à mettre pendant un mois est prescrit à la sortie.

Chirurgie REFRACTIVE de la cataracte

On parle de chirurgie réfractive car l’implant posé peut corriger, comme nous allons le voir, les différents troubles possibles de la réfraction (voir l’œil et la vision).

  • le choix du type de l’implant est fait avec le chirurgien lors de la consultation préopératoire. Pour cela, il faut notamment mesurer avec précision la courbure de la cornée et la longueur axiale de l’œil à opérer (biométrie oculaire). Cette dernière mesure se fait maintenant sans contact et avec une grande précision (mesure par laser infrarouge).
  • le plus souvent, l’implant choisi corrige la vision de loin. Le patient doit alors porter des lunettes pour lire, en vision de près. Plus rarement, surtout en cas de forte myopie, l’implant choisi corrige la vision de prés, le patient porte alors des lunettes pour voir au loin. Dans ces deux cas de figure, l’implant posé est dit monofocal. La lentille intra-oculaire n’a qu’un foyer et ne corrige donc sans lunettes, que la vision de loin ou que la vision de près. Une correction par lunettes reste nécessaire pour la vision de prés dans le premier cas et pour la vision de loin dans le second cas.
    Le coût de ces implants monofocaux est entièrement pris en charge par l’assurance maladie.
  • une nouvelle génération d’implant dit multifocal permet de corriger la presbytie. Autrement dit, ces implants corrigent à la fois la vision de loin et la vision de près. Ils permettent au patient de se passer de lunettes pour la majorité des activités de la vie quotidienne.
  • l’astigmatisme peut également être corrigé par certains implants dits TORIQUES qui peuvent être soit monofocaux ou multifocaux. On parle alors d’implant monofocal torique ou multifocal torique. L’implant monofocal torique corrigera donc la vision de loin ou de près, selon l’option qui aura été choisi, et l’astigmatisme (voir chapitre vision de l’œil). L’implant multifocal torique corrigera la vision de loin, la vision de près et l’astigmatisme.
  • les implants multifocaux et/ou toriques laissent à la charge du patient des frais supplémentaires qui seront précisés par le chirurgien lors de la consultation préopératoire. Certaines mutuelles peuvent prendre en charge tout ou partie de ces frais. Il appartient au patient de vérifier cela auprès de sa mutuelle avant l’intervention.

Récapitulatif concernant les implants

  • IMPLANT MONOFOCAL
    Il ne corrige que la vision de loin ou de près (selon le choix qui aura été fait par le patient avec l’aide du chirurgien).
  • IMPLANT MULTIFOCAL
    Il corrige à la fois la vision de loin et la vision de près.
  • IMPLANT  TORIQUE  MONOFOCAL
    Il corrige la vision de loin ou de près (selon le choix) et l’astigmatisme.
  • IMPLANT TORIQUE MULTIFOCAL
    Il corrige la vision de loin, la vision de près et l’astigmatisme.

Ces quatre types d’implants peuvent corriger une myopie ou une hypermétropie pré-existante.

La dégénérescence maculaire liée à l’âge peut commencer pour les patients qui en sont atteints dès l’âge de 50 ans. La macula est la partie centrale de la rétine, qui tapisse en fait tout le fond d’œil. C’est elle qui permet la lecture et la vision précise des détails. Le reste de la rétine assure un large champ de vision mais avec une vision beaucoup moins précise.

Il existe deux formes principales de DMLA : la forme sèche et la forme humide.

La DMLA sèche

Il s’agit d’une atteinte très progressive de la rétine maculaire. Cette forme de dégénérescence peut entraîner au bout d’un certain temps d’évolution une baisse progressive et lente de la vision. L’aspect de la macula au fond d’œil se modifie. Des lésions apparaissent sous la forme de petites tâches blanches plus ou moins étendues (atrophie rétinienne). L’évolution se fait sur des années. Le seul traitement qui peut être proposé et la prise de compléments alimentaires constitués d’oligo-éléments, d’acide oméga 3 et de vitamines. Il faut en suivre l’évolution car un passage vers la forme humide est parfois possible.

La DMLA humide

Elle se caractérise par la prolifération sous la rétine de néo-vaisseaux (vaisseaux nouvellement formés). La paroi de ces néo-vaisseaux et anormalement perméable et fragile. Ces altérations vasculaires expliquent la survenue possible d’épanchement de liquide voire de sang sous ou dans la rétine. Cette évolution défavorable se traduit par une vision déformée des images (métamorphopsies) et parfois par une baisse plus ou moins brutale de la vision centrale (scotome central).

Les examens complémentaires à faire pour le diagnostic et le suivi de la dégénérescence maculaire liée à l’âge sont les suivants :

  • examen et photographies du fond d’œil qui peuvent être faites avec un rétinographe non mydriatique.
  • OCT : cet appareil qui sert aussi pour le suivi des glaucomes permet de réaliser rapidement, sans contact et sans danger des coupes optiques de la rétine mettant en évidence la présence et l’importance d’œdèmes ou d’épanchements liquidiens rétiniens. C’est examen est pratiqué d’abord dans un but diagnostique mais il sera aussi très utile pour le suivi de la maladie et pour apprécier l’efficacité du traitement.

Traitement de la forme humide de la dégénérescence maculaire liée à l'âge

Nous disposons depuis quelques années d’un traitement pour lutter contre la prolifération des néo-vaisseaux sous-rétiniens maculaires. Ces produits, appelés Anti VEGF, inhibent la prolifération vasculaire.

Leur administration nécessite de faire des injections intra vitréennes. Habituellement, le traitement comprend trois injections séparées par un mois d’intervalle. De nouvelles injections peuvent être indiquées en fonction de la réponse au traitement et de l’évolution de l’affection.

Ces traitements sont souvent efficaces et présente peu de risques, bien que le risque zéro n’existe pas. En pratique, ces injections se font sans qu’il y ait d’hospitalisation, donc en externe, au bloc opératoire ou dans une salle dédiée au cabinet médical. Elle se font sous anesthésie locale par collyre seulement. Elles sont peu douloureuses, le patient pouvant ressentir tout au plus une impression de pression.

À retenir

L’apparition progressive ou brutale d’un trouble de la vision centrale d’un œil (métamorphopsies ou scotome central) doit vous faire consulter votre ophtalmologiste sans tarder. En effet, le traitement de la forme humide de la dégénérescence maculaire liée à l’âge est maintenant possible par injections intra vitréennes répétées. Une surveillance prolongée restera nécessaire pour en suivre l’évolution est retraitée si besoin.

Le diabète, qu’il soit insulinodépendant ou non, peut se compliquer de lésions rétiniennes diagnostiquées lors d’un examen du fond d’œil ou encore par la pratique de photos faites au rétinographe non mydriatique dans le cadre d’un dépistage.
Ainsi le diabète peut être responsable au niveau de la rétine d’une dilatation des capillaires (microvaisseaux), d’une formation de micro-anévrismes ou encore d’occlusions des vaisseaux rétiniens aboutissant à une ischémie rétinienne (mauvaise oxygénation). L’ischémie risque alors d’induire une prolifération vasculaire anormale (néo-vascularisation).

Signes de la rétinopathie diabétique

Les premiers signes sont les micro-anévrismes rétiniens et les hémorragies rétiniennes punctiformes. Les micro-anévrismes apparaissent sous la forme de petits points rouges dans la rétine. Ces lésions peuvent disparaître spontanément après équilibre du diabète.

Des nodules dysoriques peuvent ensuite apparaître sous la forme de petites taches blanches cotonneuses à la surface de la rétine (nodules cotonneux). Ils sont situés au bord des zones de rétine ischémique et doivent faire rechercher une hypertension artérielle associée.

On peut encore observer des dilatations veineuses irrégulières et à un stade plus des anomalies micro-vasculaires intrarétiniennes. Il s’agit de « bourgeonnements » vasculaires, de néovaisseaux, qui se développent sur la rétine ou devant la tête du nerf optique. Ils apparaissent comme de fins chevelus vasculaires et se compliquent souvent d’hémorragies pré-rétiniennes ou même parfois intra-vitréennes.

La région maculaire (région centrale de la rétine) peut également être le siège d’un œdème constitué de la juxtaposition de très petits microkystes liquidiens . On parle d’œdème maculaire cystoïde.

Enfin les exsudats apparaissent sous la forme de dépôts jaunes disposés souvent en couronne autour des anomalies vasculaires et en particulier autour des micro-anévrismes.

Les examens complémentaires

  • des photographies comparatives en couleur du fond d’œil sont très utiles car elles permettent de suivre l’évolution des lésions. On parle de rétinographies.
  • l’angiographie en fluorescence consiste à prendre des photos du fond d’œil après injection intraveineuse d’un colorant : la fluorescéine . Cet examen permet de mettre en évidence les signes de la rétinopathie diabétique avec une grande précision. Les zones ischémiques apparaissent sombres tandis que les micro-anévrismes, les néo-vaisseaux et les zones œdémateuses sont plus clairs, imprégnés par le colorant.
  • l’OCT (tomographie en cohérence optique) donne des images en coupe très précises de la rétine centrale. L’OCT permet en particulier d’apprécier l’épaississement de la région maculaire (c’est à dire l’importance de l’œdème) et d’en suivre l’évolution avec une grande précision.
  • Au terme de ces examens, il est possible de savoir si la rétinopathie diabétique est de type œdémateuse ou de type ischémique-proliférative caractérisée alors par la présence de néo- vaisseaux.

Le traitement de la rétinopathie diabétique

Le traitement médical

Il est primordial et vise à obtenir le meilleur contrôle possible du diabète et de la tension artérielle. Au stade débutant de rétinopathie diabétique, il peut suffire à faire régresser les lésions et prévenir l’aggravation de la rétinopathie.

Il nécessite une étroite collaboration du médecin traitant, du diabétologue, du néphrologue et du nutritionniste.

Le traitement de la rétinopathie diabétique par laser : photocoagulation au laser Argon

En cas de rétinopathie diabétique proliférative un traitement laser est nécessaire. La photocoagulation des zones ischémiques permet d’obtenir la régression des néovaisseaux. Ce traitement est réalisé en consultation avec une simple anesthésie de contact (collyres anesthésiques). Il est souvent nécessaire de pratiquer plusieurs séances de laser.

La maculopathie diabétique œdémateuse peut également bénéficier d’un traitement au laser. Le traitement consiste à appliquer des impacts laser sur les micro-anévrismes qui fuient et  sur toute la surface œdémateuse dans le but de provoquer la coagulation des micro-anévrismes et la résorption de l’œdème.

Les injections intravitréennes

Elles sont indiquées pour traiter un œdème maculaire réfractaire au traitement médical ou par laser. Souvent efficaces, elles nécessitent toutefois d’être répétées régulièrement.

Le traitement chirurgical 

Il est indiqué en cas de complications de la rétinopathie diabétique, c’est à dire en cas d’hémorragie vitréenne ou de décollement de rétine tractionnel (traction exercée par les néovaisseaux sur la rétine).

Il consiste à pratiquer une vitrectomie (ablation du vitré) et une photocoagulation de la rétine au laser à l’aide d’une sonde endoculaire. Dans les cas les plus sévère, un tamponnement interne par de l’huile de silicone peut être nécessaire.

A retenir

Un dépistage régulier, annuel est recommandé pour tous les sujets diabétiques.

Dans certains cas, le risque d’apparition, de progression et de complications de la rétinopathie diabétique est majoré : si le diabète est ancien ou mal équilibré, si le sujet est jeune, en cas de grossesse, ou d’opération de la cataracte. Le suivi doit alors être rapproché parfois mensuel.

La rétinopathie diabétique est ainsi diagnostiquée au plus tôt et traitée avec plus d’efficacité.

Le glaucome se définit par une pression intra-oculaire (PIO) supérieure à la normale.
La découverte de cette maladie de l’œil se fait souvent lors de la mesure systématique de la pression intra-oculaire à l’occasion de prescription de lunettes par exemple.
La maladie est le plus souvent asymptomatique, bien qu’elle puisse conduire, en l’absence de soins, à une perte progressive, irréversible et parfois complète de la vision. Cela s’explique par une atteinte du nerf optique qui s’atrophie progressivement sous l’effet de l’hypertension oculaire.
Il peut exister un facteur génétique. Des antécédents familiaux de glaucome doivent faire consulter plutôt est plus fréquemment.

Deux grands types de glaucome

On distingue deux types de glaucome : le glaucome à angle irido-cornéen ouvert et le glaucome à angle fermé.

Le glaucome à angle ouvert est habituellement chronique et sans symptôme. Par contre, le glaucome par fermeture de l’angle peut-être d’installation très brutale entraînant une baisse importante de la vision, des douleurs intenses parfois accompagnées de nausées et vomissements.

Il s’agit alors d’une urgence. La survenue d’une crise aiguë de glaucome par fermeture de l’angle peut-être prévenu par un traitement au laser, lorsque le dépistage systématique à l’occasion d’un examen de la vue a fait découvrir un angle iridocornéen anormalement étroit.

Le traitement au laser consiste à pratiquer simplement un très petit trou à la périphérie de l’iris. Ce geste de courte durée se fait en externe, sans hospitalisation.

Certains traitements sont contre-indiqués en cas de glaucome à angle ouvert. La prise par voie orale de médicaments ou l’instillation de collyres à base de cortisone peuvent chez certains patients aggraver un glaucome chronique à angle ouvert.

Il ne faut donc jamais oublier d’informer tous les médecins consultés de l’existence d’un glaucome et des traitements suivis que ceux-ci aient été prescrits pour le glaucome ou pour une autre pathologie.

Le diagnostic posé, il s’ensuit une surveillance et souvent un traitement continu.

Les examens complémentaires de surveillance

Ceux-ci sont essentiellement au nombre de 3 : l’étude du champ visuel, les photographies de la tête du nerf optique et l’analyse échographique du nerf optique. Ces examens sont indolores et non invasifs.

  1. les examens répétés du champ visuel sont réalisés avec des appareils (campimètres) automatisés, assistés par ordinateur.
  2. les photographies de la tête du nerf optique peuvent être enregistrées et comparées avec des rétinographes non mydriatiques qui équipent maintenant la plupart des cabinets médicaux.
  3. une analyses plus fine encore du nerf optique peut être réalisée par des scanners à cohérence optique appelés OCT. Ces appareils permettent une appréciation quantitative de la perte en fibre optique due au glaucome. L’examen est rapide et sans contact et peut être complété par une étude de la macula.

Le traitement du glaucome

Il peut être : médical, par laser ou chirurgical.

Le traitement médical comporte l’instillation quotidienne de collyres. Il s’agit en principe d’un traitement à vie.

Le traitement par laser peut être indiqué dans certains cas :

  • s’il s’agit d’un glaucome chronique à angle ouvert les impacts de laser sont envoyés au fond de l’angle irido-cornéen, afin de faciliter de drainage de l’humeur aqueuse en dehors de l’œil. Une des indications est l’échec des collyres.
  • Dans le cas d’un glaucome à angle fermé, les impacts de laser YAG permettent de faire un micro trou à la base de l’iris qui a pour effet d’éviter la fermeture de l’angle irido-cornéen et par conséquent une rétention aiguë très hypertonisante de l’humeur aqueuse dans l’œil.

Le traitement du glaucome au laser se fait en externe, sans hospitalisation. Il n’est ni long ni douloureux.

Le traitement chirurgical est indiqué en cas d’insuffisance des traitements médicaux par laser. La chirurgie du glaucome nécessite une hospitalisation courte et se fait parfois en ambulatoire. La chirurgie consiste à créer une fistule protégée par un clapet qui va permettre à l’humeur aqueuse de s’évacuer de l’intérieur de l’œil en cas de montée anormale de la pression. Ce passage d’humeur aqueuse va se traduire par la formation d’une petite bulle de filtration visible sous la paupière supérieure au niveau du blanc de l’œil. Il est parfois nécessaire de continuer ou de reprendre un traitement par collyre en cas de remontée partielle de la tension oculaire malgré la chirurgie. Cette opération appelée trabéculectomie ou sclérectomie profonde selon la technique choisie peut être combinée à une opération de la cataracte.

L’opération du glaucome ne supprime pas la nécessité d’une surveillance à vie. L’indication opératoire comme toujours est posée avec une évaluation précise du rapport bénéfices/risques.

Son mécanisme

La rétine est formée de 2 feuillets posés l’un contre l’autre et qui ne sont séparés que par un espace virtuel. Ces 2 feuillets sont la rétine neurosensorielle, à la face interne de la rétine, et l’épithélium pigmentaire qui en constitue la couche la plus externe. Par ailleurs, tout le volume interne du globe oculaire est rempli par un gel qui porte le nom de vitré. Le vitré présente des adhérences avec la rétine en particulier au niveau de sa base en avant de l’équateur du globe, c’est à dire au niveau de la périphérie rétinienne. Pour diverses raisons (vieillissement, myopie forte, traumatisme, etc…), le vitré peut s’altérer puis s’affaisser, comme un ballon qui se dégonfle progressivement. Il se produit alors un décollement postérieur du vitré (DPV). À ce moment, des tractions localisées peuvent s’exercer sur la rétine, là où il y a des adhérences vitréo-rétiniennes. Ces tractions sont susceptibles de provoquer une ou plusieurs déchirures de la rétine neuro-sensorielle. Il peut s’ensuivre 1 passage progressif du liquide rétro vitréen par le trou créé dans le feuillet interne de la rétine. Cette infiltration va provoquer le décollement de la rétine neuro-sensorielle (clivage entre la rétine neuro-sensorielle et l’épithélium pigmentaire) qui va s’étendre progressivement.

Quand faut-il consulter ?

Au stade de simple déchirure de la rétine, sans décollement, il est possible d’appliquer un simple traitement au laser Argon qui ne nécessite ni hospitalisation, ni anesthésie.  Ce traitement peut suffire dans la grande majorité des cas à éviter l’évolution vers le décollement de la rétine. Par contre, un décollement de la rétine constitué ne peut être traité que chirurgicalement. C’est pourquoi il est important de bien connaître les signes cliniques qui doivent faire consulter très rapidement un ophtalmologue : le décollement postérieur du vitré s’accompagne fréquemment de la survenue de myodésopsies. Le patient perçoit brutalement dans son champ de vision des petits points sombres ou des filaments, parfois même comme une pluie de suie. Tous ces éléments se déplaçent dans l’œil avec les mouvements de l’œil et même après l’arrêt de ces mouvements.-les tractions exercées par le vitré sur la rétine peuvent déclencher aussi la survenue de phosphénes, c’est-à-dire la perception de phénomènes lumineux à type d’étincelles localisées, d’étoiles filantes, de flashs lumineux qui se répètent toujours au même endroit en périphérie du champ visuel. La survenue de ces 2 signes myodésopsies et phosphènes ou même d’un seul d’entre eux, doit donc faire consulter sans tarder un ophtalmologue.

Chirurgie du décollement de la rétine

Un décollement de la rétine constitué est à traiter chirurgicalement dans des délais brefs. L’urgence est d’autant plus grande si le décollement de la rétine tend à se propager à la macula menaçant alors la vision centrale.Le but du traitement chirurgical est d’obturer la ou les déchirures. Pour cela, 2 techniques sont possibles.-la voie externe ou exoculaire : la déchirure est traitée par application externe de froid en utilisant une cryode (cryoapplication transclérale).  Le froid crée en quelques jours une cicatrice adhérente entre les 2 feuillets rétiniens. La déchirure est également obturée par l’extérieur du globe en suturant à la paroi de l’œil un explant. Celui-ci indente la paroi de l’œil (on parle d’indentation externe), c’est à dire déplace la paroi de l’œil vers l’intérieur du globe ce qui permet de replacer les 2 feuillets rétiniens en contact l’un de l’autre.Ces dernières années, l’évolution des technologies a fait franchir un nouveau palier dans le traitement chirurgical du décollement de la rétine avec l’avènement de la voie interne ou endoculaire.-la voie interne ou endoculaire : elle consiste à réaliser l’ablation du vitré (vitrectomie) avec section des adhérences vitréo-rétiniennes. La rétine est ensuite réappliquée, les déchirures traitées par cryoapplication transclérale ou par endolaser (laser endoculaire) et enfin la rétine est maintenue en place à l’aide d’huile de silicone ou de gaz (tamponnement interne). Tous ces gestes opératoires se font sous contrôle de la vue à l’aide de puissants microscopes opératoires. Ces interventions sont faites soit sous anesthésie générale soit sous anesthésie localorégionale. Les hospitalisations ont été considérablement raccourcies par les nouvelles techniques. En général le patient sort de la clinique dès le lendemain de l’intervention. Il peut lui être demandé de garder une certaine position de la tête dans les suites opératoires afin de maintenir par le produit de tamponnement une pression sur les bords de la ou des déchirures et d’en faciliter ainsi la cicatrisation.

A retenir

La survenue brutale de myodesopsies (mouches volantes)  dans le champ de vision, où l’apparition de « phosphénes » (étincelles) en périphérie du champ visuel, doivent faire consulter sans délai un ophtalmologue.

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