DMLA – Dégénérescence Maculaire
Il existe deux formes principales de DMLA : la forme sèche et la forme humide.
La DMLA sèche
Il s’agit d’une atteinte très progressive de la rétine maculaire. Elle peut entraîner au bout d’un certain temps d’évolution une baisse progressive et lente de la vision. L’aspect de la macula au fond d’œil se modifie. Des lésions apparaissent sous la forme de petites tâches blanches plus ou moins étendues (atrophie rétinienne). L’évolution se fait sur des années. Le seul traitement qui peut être proposé et la prise de compléments alimentaires constitués d’oligo-éléments, d’acide oméga 3 et de vitamines. Il faut en suivre l’évolution car un passage vers la forme humide est parfois possible.
La DMLA humide
Elle se caractérise par la prolifération sous la rétine de néo-vaisseaux (vaisseaux nouvellement formés). La paroi de ces néo-vaisseaux est anormalement perméable et fragile. Ces altérations vasculaires expliquent la survenue possible d’épanchement de liquide voire de sang sous ou dans la rétine. Cette évolution défavorable se traduit par une vision déformée des images (métamorphopsies) et parfois par une baisse plus ou moins brutale de la vision centrale (scotome central)
Les examens complémentaires à faire pour le diagnostic et le suivi de la dégénérescence maculaire liée à l’âge sont les suivants :
- Examen et photographies du fond d’œil qui peuvent être faites avec un rétinographe non mydriatique.
- OCT : cet appareil met en évidence la présence et l’importance d’œdèmes ou d’épanchements liquidiens rétiniens. C’est examen est pratiqué d’abord dans un but diagnostique mais il sera aussi très utile pour le suivi de la maladie et pour apprécier l’efficacité du traitement.
Traitement de la forme humide de la dégénérescence maculaire liée à l’âge
Traitements appelés Anti VEGF, inhibent la prolifération vasculaire.
Leur administration nécessite de faire des injections intra vitréennes. Habituellement, le traitement comprend trois injections séparées par un mois d’intervalle.
Ces traitements sont souvent efficaces et présente peu de risques, bien que le risque zéro n’existe pas. En pratique, ces injections se font sans qu’il y ait d’hospitalisation. Elle se font sous anesthésie locale par collyre seulement. Elles sont peu douloureuses, le patient pouvant ressentir tout au plus une impression de pression.
